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La Translémanique de David Bugnon

La Translémanique de David Bugnon

Team Marine Pro sep 11, 2021 Actualités 0Commentaires

La Translémanique en solitaire vient de se terminer. David Bugnon en était à sa 3ème participation; en terminant à une superbe 8ème place l'habitué des courses lémaniques établit un nouveau record personnel; David nous raconte les points forts de sa course.

Si le ciel le veut, par Toutatis, il nous reste encore quelques belles semaines de navigation avant l’automne. Profitez de ces belles journées pour faire quelques travaux de peinture sur votre bateau, par exemple avec Kiwi Grip.

Les piscines vont fermer; le lac lui est ouvert toute l'année. Connaissez-vous le longe-côte? Non ? Alors on va tout vous expliquer.

Nous avons de très beaux vêtements à vous proposer, estivaux encore et automnaux aussi. Jetez donc un oeil à nos collections, de bonnes affaires vous attendent.

Que cette saison se termine comme elle n'a pas commencé, ensoleillée et venteuse, dans vos rêves au moins.

A bientôt

Paulo, Elodie, Loïc, François, Daniel

La translémanique de David Bugnon

Marine Pro : David, c’était ta 3ème participation à la Translémanique en solitaire, tu finis à une splendide 8ème place en temps réel et 1er TCF2. Seuls les Psaros et le Luthi Katana de Charlie Dalin ont eu le droit de te passer devant. Comment expliques-tu ce bon résultat ?

David : 40 ans de navigation sur le lac et une belle symbiose avec mon bateau. Mon papa m’a très vite initié à la voile et, un jour, lors d’une croisière sur l’Aphrodite familiale, il est tombé dans « le trou d’homme » (capot avant) et s’est douloureusement cassé les côtes. C’est moi, à l’âge de 5 ans, qui ai ramené le bateau au port. Par la suite, j’ai fait de la compétition en Optimist, Europe et plus de 20 Bols d’Or avec 5 victoires de classe dont la dernière sur le Luthi F10 d’Olivier Luthi. J’ai aussi pas mal navigué dans les Caraïbes en croisières.

Par ailleurs, après pas mal d’années à naviguer sur des bateaux à équipage, avec l’organisation que cela implique, j’ai acquis en 2018 mon Esse 850. Ce bateau, petit et rapide, me permet de naviguer sans difficulté en équipage réduit ou seul. De ce fait, je sors régulièrement en solitaire pour le plaisir, on peut donc dire que je m’entraine toute l’année! Au niveau équipement, j’ai bricolé une rallonge de barre amovible pour être plus proche des écoutes quand je navigue solo et j’ai un pilote automatique.

Marino Pro : Quelles précautions a-tu prises au niveau sécurité ?

David : J’ai toujours été un récalcitrant du gilet automatique. Depuis que j’ai découvert le Plastimo qu’ils portent à la Figaro, je n’hésite plus à le mettre. Il est confortable avec des poches pour la fusée, le cyalume et la lampe flash. Des fois, j’oublie même de l’enlever quand je range le bateau.

Marine Pro : Comment t’es-tu préparé au niveau météo ?

David : J’ai d’abord dû me convaincre qu’on serait en bise ; j’ai acquis cette certitude la veille du départ seulement. Depuis le jeudi soir, j’ai aussi téléchargé les fichiers grib sur Weather 4D pour me faire une idée des prévisions. Mais avec la bise, le schéma est simple ; après 20 Bols d’Or, tu sais à peu près quelle option sera la bonne et les pièges à éviter!

Marine Pro : Quels ont été les points critiques de ta course ?

Je me suis beaucoup appliqué au départ. Avec un petit bateau, c’est important de bien partir ; là ça a bien marché. Après, dans le petit-lac, j’ai eu un souci de cap ; à la hauteur d’Yvoire je me suis laissé emmener dans la baie de Thonon, ce qui n’est pas la ligne idéale en principe, mais ça m’a bien réussi, j’ai eu moins de vagues. En arrivant à Ripaille, je me suis rendu compte que j’avais eu une entrée d’eau importante que je ne m’explique toujours pas. J’ai dû écoper un bon moment tout en essayant de maintenir mon placement, d’autant plus que c’était un passage délicat. J’ai ensuite retrouvé la bise sur Suisse à la hauteur de Lutry après avoir dépassé les autres Esse 850. En arrivant au Bouveret, le vent est rentré par l’arrière, on s’est donc retrouvé à 5 bateaux à la bouée.

Au retour, dès Lausanne, j’ai travaillé les vagues à fond ; quand tu travailles les vagues tu passes de 7-8 nœuds à 8-10 nœuds ; ça vaut vraiment la peine, mais ça te coûte une énergie folle.

Vers Yvoire, j’ai senti Léo Tétaz me talonner ; je me suis dit : « le petit jeune, y va envoyer la grosse toile », ce qui n’a pas manqué. Je ne suis pas un homme qui prend des risques inutiles, mais la régate, c’est la régate, j’ai donc envoyé mon grand spi que j’avais préalablement préparé. Avec 20 nœuds de vent, même avec mon expérience, j’ai toujours de l’appréhension dans ces situations ; mais à part un mini enroulage de spi autour de l’étai tout s’est bien passé. Avant d’envoyer, j’ai enclenché mon feu de mât tricolore en prévision de l’arrivée nocturne ; sous spi, j’ai autre chose à faire que de me contorsionner dans la cale pour brancher la batterie et ça aurait été bête de me faire disqualifier pour navigation non réglementaire.

Je me suis fait une ultime frayeur en arrivant à Genève : je ne voyais pas la bouée d’entrée car elle était très au large et cachée par mon spi ; j’ai cru que je ratais l’arrivée, j’ai donc affalé le spi en catastrophe, et c’est à ce moment que j’ai vu la bouée d’entrée sous mon vent… celle d’arrivée étant juste 50m devant moi, j’ai donc fini tranquille sous grand-voile ces derniers mètres.

Ce fut une très belle édition de la Translémanique en solitaire, je pense avoir fait un joli parcours avec de bonnes sensations à la clé et une jolie bagarre avec les autres Esse qui ont également très bien navigué… merci à eux pour cette belle bataille. Un merci également à Paulo pour ses toujours très bons conseils.

Marine Pro : Merci pour ce récit passionnant

Entretien du bateau

 

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Kiwi Grip est une peinture de pont antidérapante et s’applique sur toutes les matériaux au rouleau. Selon la pression que l’on exerce sur ce dernier, la surface devient plus ou moins rugueuse et donne à votre pont le caractère antiglisse que vous souhaitez.

Kiwi Grip est disponible en blanc ou en gris. Les teintes de Kiwi Grip sont ajustables par l’ajout d’une poudre colorée. Résistant aux UV, Kiwi Grip est la solution idéale pour sécuriser efficacement passages et surfaces choisis de votre pont.

En septembre, les conditions de température pour appliquer Kiwi Grip sont idéales.

Kiwi Grip gris : 95.- CHF
Kiwi Grip blanc : 105.- CHF

Le longe-côte

Le longe-côte consiste à marcher dans une eau arrivant environ au niveau de la taille. Le longe-côte permet de consommer des calories, de renforcer sa musculature et son endurance en ménageant son corps puisque celui-ci est en grande partie porté par l'eau. Pour pratiquer le longe-côte, il faut surtout de l'envie; quelques accessoires en facilitent aussi la pratique. Marine Pro vend depuis longtemps combinaisons, bonnets étanches et botillons parfaitement adaptés à ce sport, aussi lorsque l'eau est un peu froide.

En nouveauté, nous avons désormais des gants palmés qui donnent chaud et stimulent l'effort des muscles supérieurs du corps.

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